08 novembre 2008
Champlain Charest
«Pour moi la technique mosaïque de Carson évoque un peu les tableaux que Riopelle faisait dans les années 1950. Coups de spatule, progression du tableau vers un endroit bien précis. Il y a un sens au tableau, un endroit où le regard s’accroche, converge vers le centre de ce tableau-là, tel qu’on le retrouve chez les peintres abstraits : donc pour moi la lumière vient d’en arrière du tableau, passe au travers et se projette devant soi.
Doit-on comparer les deux artistes et se contenter de ce regard rapide sur leurs oeuvres aussi fortes?
Champlain Charest veut être plus précis : « Bien sûr, Riopelle utilisait des couleurs, mais l’ensemble du tableau montrait moins de ces coups de spatule, moins de juxtaposition de couleurs en transparence, son unicité c’est sa limpidité des couleurs dans chaque coup de spatule. Il faut une habileté extraordinaire pour arriver à ce résultat, selon moi. »
« Non seulement il est habile dans la disposition des couleurs, mais ses tableaux me disent quelque chose. J’aime entre autres l’équilibre des masses, la transparence en juxtaposition, sa recherche chromatique, la force évocatrice qui sens dégage fait toute l’unicité de l’œuvre de Carson.
J’apprécie particulièrement ses œuvres carsonistes, une manière de peindre qui va aller très loin »
SOURCE: L’art de Vivre, Américor média, « Carson sa Vie son Oeuvre, édition 2008
Auteur *Anne Richer, écrivaine et journaliste au quotidien « LA PRESSE » depuis 1968. Ces dernières années, elle a dressé le portrait de plus d’une centaine d’hommes et femmes, bâtisseurs et rassembleurs, leaders et héros de notre temps.
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