{"id":3332,"date":"2007-06-01T14:49:15","date_gmt":"2007-06-01T14:49:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.charlescarson.com\/?p=3332"},"modified":"2014-02-10T20:52:47","modified_gmt":"2014-02-10T20:52:47","slug":"lart-cest-de-lor-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charlescarson.com\/?p=3332","title":{"rendered":"L\u2019art, c\u2019est de l\u2019or\u2026"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table width=\"171\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_1_190Image.JPG\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"images\/ph_1_190Image.JPG\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Le journal de Montr\u00e9al &#8211; Section votre argent &#8211; Vendredi 01 juin 2007<br \/>\n<\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le journal de Montr\u00e9al<br \/>\nSection votre argent<\/p>\n<p>Vendredi 01 juin 2007<\/p>\n<p>Par Martin Bisaillon<\/p>\n<p>L\u2019art, c\u2019est de l\u2019or\u2026<\/p>\n<p>Le march\u00e9 canadien est en pleine \u00e9bullition<\/p>\n<p>Tout comme les march\u00e9s financiers, le march\u00e9 de l\u2019art conna\u00eet en ce moment une hausse vertigineuse au Canada : une affaire de 200 millions de dollars par an.<\/p>\n<p>\u00abLe march\u00e9 canadien est tr\u00e8s actif. On vogue de record en record\u00bb, analyse Paul Mar\u00e9chal, professeur sp\u00e9cialis\u00e9 dans le march\u00e9 de l\u2019art et conservateur d\u2019une prestigieuse collection d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>\u00abMais il n\u2019a pas encore atteint son sommet parce que les ventes les plus r\u00e9centes sont toujours \u00e0 la hausse\u00bb, pr\u00e9vient-il.<br \/>\nD\u2019apr\u00e8s M. Mar\u00e9chal, les r\u00e9sultats des ventes aux ench\u00e8res des principaux encanteurs canadiens se sont chiffr\u00e9s \u00e0 environ 100 M$ l\u2019an dernier.<br \/>\n\u00abIl y a certainement l\u2019\u00e9quivalent en galeries\u00bb, estime-t-il, pour un total de 200 M$.<br \/>\nCette somme ne tient pas compte des transactions priv\u00e9es qui sont r\u00e9alis\u00e9es entre passionn\u00e9s, \u00e0 l\u2019insu du public et du fisc.<\/p>\n<p>Croissance<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2006 a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement fertile pour le march\u00e9, qui a connu une hausse de 27% par rapport \u00e0 2005.<br \/>\n\u00abLe march\u00e9 de l\u2019art suit la courbe \u00e9conomique. \u00c7a ne va pas s\u2019effondrer, mais \u00e7a ne peut rester \u00e0 ce sommet tout le temps\u00bb, analyse Tania Poggione, de la Maison d\u2019encan Heffel, la plus grande au Canada.<br \/>\nCelle-ci a r\u00e9alis\u00e9 des ventes de 22,3 M$ d\u2019oeuvres canadiennes en 2006.<br \/>\n\u00ab Quand je suis arriv\u00e9 chez Sotherby\u2019s en 2000, nos ventes d\u2019oeuvres d\u2019art canadiennes montaient \u00e0 1,5 M$ annuellement. \u00abEn 2006, nous avons vendu pour 15,6 M$, se r\u00e9jouit David Silcox, pr\u00e9sident de la filiale canadienne de la c\u00e9l\u00e8bre maison de ventes aux ench\u00e8res britannique fond\u00e9e en 1744.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Anthony Westbridge, auteur du Canadian Art Sales Index, l\u2019engouement actuel s\u2019explique du fait que les oeuvres qui arrivent sur le march\u00e9 sont \u00abfra\u00eeches\u00bb. Elles \u00e9manent essentiellement du Groupe des 7 (ann\u00e9es 1920) ou de Riopelle (apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale).<\/p>\n<p>La disponibilit\u00e9 de ces oeuvres sur le march\u00e9 canadien co\u00efncide avec l\u2019apparition de nouveaux riches.<br \/>\n\u00abIl y a une nouvelle donne dans le march\u00e9 : les acheteurs de l\u2019Ouest canadien qui s\u2019enrichissent gr\u00e2ce au boom p\u00e9trolier. Ils sont riches et ont de l\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019art canadien\u00bb, constate Paul Mar\u00e9chal.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table width=\"171\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"left\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_2_190Image.JPG\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"images\/ph_2_190Image.JPG\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Le journal de Montr\u00e9al &#8211; Section votre argent &#8211; Vendredi 01 juin 2007<br \/>\n<\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Des sommes records<\/p>\n<p>Le 20 novembre, des tableaux canadiens se sont envol\u00e9s pour des sommes records \u00e0 une vente aux ench\u00e8res tenue sous l\u2019\u00e9gide de Ritchies\/Sotherby\u2019s, \u00e0 Toronto.<br \/>\nSur 191 lots \u00e9valu\u00e9s en tout \u00e0 environ 5 M$, 171 ont trouv\u00e9 preneurs pour la somme de 7 402 000$.<br \/>\nParmi les oeuvres pris\u00e9es, un tableau de Tom Thomson, Burnt Area with Ragged Rocks, a \u00e9t\u00e9 vendu 934 000$.L\u2019esquisse \u00e0 l\u2019huile \u00e9tait pourtant \u00e9valu\u00e9e entre 150 000$ et 250 000$.<br \/>\nLe m\u00eame mois, la maison d\u2019encans Heffel a vendu un Jean Paul Riopelle pour la somme de 1 667 500$, le plus haut montant lors d\u2019une vente aux ench\u00e8res canadienne.<br \/>\nCes deux records n\u2019ont pas tenu longtemps. Le 23 mai dernier, la maison Heffel a \u00e9tabli un nouveau sommet canadien pour une vente aux ench\u00e8res, soit 22,8 M$.<br \/>\nUne oeuvre de Lawren Harris a \u00e9t\u00e9 le clou de la soir\u00e9e qui se tenait \u00e0 Vancouver. Elle s\u2019est vendue 2 875 000$, \u00e9clipsant ainsi la marque de Riopelle.<\/p>\n<p>Les experts croyaient bien, lundi soir dernier, que ce record serait recouvr\u00e9 par le c\u00e9l\u00e8bre peintre qu\u00e9b\u00e9cois lors d\u2019un encan de Ritchies\/Sotherby\u2019s tenu \u00e0 Toronto. Une de ses toiles, La for\u00eat ardente, \u00e9valu\u00e9e entre 2,0 M$ et 2,5 M$, y \u00e9tait offerte. Elle n\u2019a cependant pas trouv\u00e9 preneur : l\u2019ench\u00e8re s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 1,6 M$. Selon un analyste ayant assist\u00e9e \u00e0 l\u2019encan, l\u2019\u00e9valuation du tableau \u00e9tait trop \u00e9lev\u00e9e.<br \/>\nPeu-\u00eatre est-ce l\u00e0 le signe que les acheteurs \u00e0 ce niveau ne sont pas dupes de la valeur r\u00e9elle des oeuvres sur le march\u00e9 ? Ou alors est-ce le signe d\u2019une accalmie dans le monde des arts?<\/p>\n<p>INVESTISSEMENT<br \/>\nLes entreprises s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 l\u2019art\u2026 et au fisc<\/p>\n<p>La plupart des grandes compagnies qu\u00e9b\u00e9coises poss\u00e8dent une collection priv\u00e9e, par amour de l\u2019art\u2026 et pour des raisons fiscales.<br \/>\n\u00abPlusieurs entreprises ont des collections. C\u2019est prestigieux, cela va cr\u00e9er un bel environnement pour leur employ\u00e9s et enfin, c\u2019est b\u00e9n\u00e9fique fiscalement\u00bb, explique Paul Mar\u00e9chal, conservateur de la collection d\u2019une grande entreprise depuis 16 ans.<br \/>\nEn effet, le syst\u00e8me fiscal encourage fortement l\u2019achat d\u2019oeuvres canadiennes sur le march\u00e9 primaire.<br \/>\nPar exemple, une oeuvre acquise par une compagnie ou un professionnel est \u00e0 10% d\u00e9ductible de l\u2019imp\u00f4t f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 sa premi\u00e8re ann\u00e9e. Les ann\u00e9es suivantes, sa valeur r\u00e9siduelle est d\u00e9ductible \u00e0 20% jusqu\u2019\u00e0 un remboursement complet : la bonne affaire!<br \/>\n\u00abEn dix ans, un tableau prend de la valeur. Un Riopelle peut doubler ou tripler durant cette p\u00e9riode\u00bb, \u00e9value M. Mar\u00e9chal.<\/p>\n<p>Partenaires des mus\u00e9es<\/p>\n<p>Les entreprises poss\u00e9dant des collections ont un v\u00e9ritable impact sur le march\u00e9 de l\u2019art.<br \/>\nLa Banque Nationale, par exemple, n\u2019ach\u00e8te que des oeuvres canadiennes, dont 90% sont qu\u00e9b\u00e9coises.<\/p>\n<p>\u00abNous voulons des \u0153uvres marquantes pour encourager le march\u00e9 et garder le patrimoine en vie\u00bb, explique Jo-Ann Kane, conservatrice de la collection de la banque, qui compte 7 000 oeuvres.<br \/>\nEnfin, les oeuvres des collections d\u2019entreprises sont pr\u00eat\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des mus\u00e9es.<\/p>\n<p>LES PLUS IMPORTANTES<\/p>\n<p>Power Corp. : Art historique qui s\u2019arr\u00eate en 1965; des centaines d\u2019oeuvres.<br \/>\nLoto qu\u00e9bec : Art qu\u00e9b\u00e9cois de 1980 \u00e0 nos jours; pr\u00e8s de 3 700 oeuvres.<br \/>\nBanque Nationale : Art canadien de 1895 \u00e0 nos jours; 7 000 oeuvres.<br \/>\nHydro Qu\u00e9bec : Art qu\u00e9b\u00e9cois de 1962 \u00e0 nos jours; 900 oeuvres.<\/p>\n<p>LES MEILLEURS VENDEURS CANADIENS DE L\u2019HISTOIRE<\/p>\n<p>Source : Canadian price auction index, 2006<\/p>\n<p>1 \u2013 Lawren S. Harris 41 116 930 $<br \/>\n2 \u2013 Jean Paul Riopelle 39 384 806 $<br \/>\n3 \u2013 Alexander Young Jackson 22 185 972 $<br \/>\n4 \u2013 Cornelius Krieghoff 21 791 650 $<br \/>\n5 \u2013 Emily Carr 21 392 543 $<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le march\u00e9 canadien est en pleine \u00e9bullition<\/p>\n<p>Tout comme les march\u00e9s financiers, le march\u00e9 de l\u2019art conna\u00eet en ce moment une hausse vertigineuse au Canada : une affaire de 200 millions de dollars par an.<\/p>\n<p>\u00abLe march\u00e9 canadien est tr\u00e8s actif. On vogue de record en record\u00bb, analyse Paul Mar\u00e9chal, professeur sp\u00e9cialis\u00e9 dans le march\u00e9 de l\u2019art et conservateur d\u2019une prestigieuse collection d\u2019entreprise.<\/p>\n<div align=\"right\"><a href=\"https:\/\/charlescarson.com\/?p=3332&#038;catID=\" class=\"read-more\">Voir article complet&#8230;<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-3332","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-note-biographique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3332","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3332"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3332\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6935,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3332\/revisions\/6935"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3332"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}