{"id":3276,"date":"2007-03-28T14:49:14","date_gmt":"2007-03-28T14:49:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.charlescarson.com\/?p=3276"},"modified":"2016-01-06T19:11:40","modified_gmt":"2016-01-06T19:11:40","slug":"charles-carson-de-purs-moments-de-couleur-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charlescarson.com\/?p=3276","title":{"rendered":"Charles Carson, de purs moments de couleur\u2026"},"content":{"rendered":"<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table style=\"width: 171px;\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_1_202Image.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/ph_1_202Image.JPG\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Alain Coudert, historien et expert en art. Chroniqueur r\u00e9gulier du mensuel Arts Actualit\u00e9s Magazine, France. <\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Analyse des oeuvres de Carson d&rsquo;apr\u00e8s Alain Coudert en 2007. <strong><em>Arts Actualit\u00e9s Magazine, France.<\/em><\/strong> Charles Carson De purs moments de couleur\u2026 \u00catre collectionn\u00e9 par l\u2019ancien pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis Bill Clinton et statufi\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 A\u00e9roportuaire de Carthag\u00e8ne, en Colombie, par le sculpteur Mario Rodriguez en reconnaissance de son travail, voil\u00e0 deux satisfactions auxquelles beaucoup d\u2019artistes n\u2019osent m\u00eame pas r\u00eaver. Charles Carson l\u2019a fait. M\u00e9daill\u00e9 d\u2019or en Colombie, en France, en Italie, en Gr\u00e8ce et au Canada, ce peintre canadien expose en France depuis 1987. Carson revient une fois de plus sur le vieux continent, avec l\u2019ambition de conqu\u00e9rir les collectionneurs d\u2019art europ\u00e9ens, ce qu\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 merveille. Pour Charles Carson, la peinture est affaire de passion. C\u2019est que l\u2019homme a du caract\u00e8re ! Taraud\u00e9 par une cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9bordante, en autodidacte jamais satisfait, il trouve trop simpliste de peindre ce qu\u2019il voit. \u00ab J\u2019ai lutt\u00e9 pour trouver ma propre forme d\u2019\u00e9criture picturale, explique-t-il. Je ne voulais ni ressembler \u00e0 quelqu\u2019un ni peindre \u00e0 la mani\u00e8re de\u2026\u00bb<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table style=\"width: 171px;\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"left\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_2_202Image.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/ph_2_202Image.JPG\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Havre de paix haut en couleurs \u00abcarsonisme\u00bb <\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Difficile de peindre \u00ab autrement \u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la mondialisation qui uniformise tout, jusque dans les arts. Indispensable de le faire pour t\u00e9moigner d\u2019une \u00e9poque versatile qui, comme disait Cocteau, \u00ab doit d\u2019autant plus \u00eatre admir\u00e9e que tout y est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00bb ? Difficile, mais possible pour Charles Carson\u2026 Chez lui la couleur, la couleur pure, prime. La palette est souvent, mais pas exclusivement car l\u2019artiste n\u2019est pas dogmatique, chaude, vive, enlev\u00e9e, au service d\u2019une \u00e9nergie vitale affirm\u00e9e. \u00c0 la question centrale des ann\u00e9es 90 que se sont pos\u00e9s nombre d\u2019artistes contemporains, \u00ab Mais quoi peindre donc ? \u00bb, Carson apporte une r\u00e9ponse de bon sens : tout, mais peindre. Qu\u2019il s\u2019agisse de natures mortes (terme mal venu pour lui et auquel il pr\u00e9f\u00e8re \u00ab natures vivantes \u00bb ou le terme anglais \u00ab still life \u00bb), bouquets, paysages, poissons, fonds sous-marins originaux, poissons coralliens, animaux, sc\u00e8nes de genre\u2026 peindre est d\u2019abord magnifier par des \u00e9clats de couleur ce que ressent l\u2019artiste.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table style=\"width: 171px;\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_3_202Image.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/ph_3_202Image.JPG\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Saison florale du lac St-Jean \u00abcarsonisme\u00bb <\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Il peint beaucoup \u00e0 l\u2019inspiration. Le spectateur en ressent l\u2019ardeur, ce souffle exigeant, surtout au contact de ses grands formats. Jouant sur la fronti\u00e8re semi-figurative \/ non figurative, Carson pose sa mati\u00e8re \u00e0 la spatule, en transparence dans sa juxtaposition de couleurs, obliquement et par petites touches. Il compl\u00e8te ensuite son \u0153uvre par un traitement en diagonale et en \u00e9paisseur des blancs, comme un effet t\u00e9nu de neige. Ceci a pour effet de concentrer la lumi\u00e8re et d\u2019accentuer les contrastes. Cette mani\u00e8re d\u2019appr\u00e9hender la peinture, permet \u00e0 un \u0153il un peu exerc\u00e9 de reconna\u00eetre imm\u00e9diatement \u00ab la touche du ma\u00eetre\u00bb. La technique est \u00e0 pr\u00e9sent reconnue comme celle du \u00ab carsonisme \u00bb et elle fait \u00e9cole. Pour d\u2019autres \u0153uvres, Charles Carson utilise des effets \u00ab mosa\u00efques \u00bb en fragmentant par la couleur la surface de la toile et le sujet, \u00e0 l\u2019image des mosa\u00efques. \u00ab Carsonisme \u00bb ou \u00ab effet mosa\u00efque \u00bb, ces deux approches ne sont pas de simples artifices de cr\u00e9ation.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table style=\"width: 171px;\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"left\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_4_202Image.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/ph_4_202Image.JPG\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>Lumiere de l&rsquo;\u00e9ternel \u00abmosa\u00efque\u00bb <\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Quel int\u00e9r\u00eat y aurait-il \u00e0 disserter sur la marque de plume ou d\u2019ordinateur de l\u2019\u00e9crivain, ou sur le num\u00e9ro de pinceau du peintre ? On oublie la technique et on retient l\u2019imaginaire. Carson travaille beaucoup la nuit, quand le calme r\u00e8gne sur l\u2019atelier. \u00ab Comme cela je ne perds pas le fil de ce que je peins, dit-il. Je s\u00e9journe dans l\u2019obscur pour travailler mes couleurs qui \u00e9clatent au jour. Peindre avec peu de lumi\u00e8re donne de la vibration \u00e0 l\u2019\u0153uvre : la couleur ressort plus du tableau que de la pi\u00e8ce o\u00f9 je travaille. \u00bb Mais toute cette couleur au service de quoi ? Un regard sur le monde tr\u00e8s personnel, un peu d\u00e9tach\u00e9 du r\u00e9el, une vision des choses qui, bien que singuli\u00e8re, tend \u00e0 l\u2019universalit\u00e9. La peinture de Charles Carson \u00e9mane forc\u00e9ment du monde. Sa force \u2013 sa diff\u00e9rence aussi \u2013 est de transformer la vision que nous avons de ce monde, de nous ramener, en donnant \u00e0 voir l\u2019indistinct, aux choses essentielles, celles qui nous d\u00e9tachent du quotidien. Sa sculpture \u0153uvre dans le m\u00eame sens. Elle r\u00e9v\u00e8le une fa\u00e7on de faire complexe, originale et jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent inexplor\u00e9e par les artistes, en d\u00e9veloppant la technique du \u00abcarsonisme\u00bb sur une surface emboss\u00e9e. Mais l\u00e0 encore, qu\u2019importe le sujet. La mati\u00e8re est g\u00e9n\u00e9reuse, la couleur omnipr\u00e9sente, tout concourt \u00e0 \u00e9largir notre regard et \u00e0 mieux comprendre les subtilit\u00e9s et la complexit\u00e9 de notre environnement.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<table style=\"width: 171px;\" border=\"0\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"0\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\" width=\"203\"><a class=\"thickbox\" href=\"images\/bigger\/ph_5_202Image.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/ph_5_202Image.JPG\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong><em>\u00c9mergences des profondeurs (sculpture) <\/em><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ce sentiment d\u2019une \u0153uvre \u00ab \u00e9cologique \u00bb est renforc\u00e9 par la d\u00e9marche personnelle de Charles Carson qui, aussi souvent que faire se peut, ne se contente pas de d\u00e9placer les \u0153uvres de son atelier d\u2019une exposition \u00e0 l\u2019autre, mais cr\u00e9e directement, sur place, dans le pays d\u2019accueil. \u00ab Saisir la vie, l\u2019atmosph\u00e8re, la lumi\u00e8re des r\u00e9gions, des pays o\u00f9 j\u2019expose m\u2019est indispensable. Je cr\u00e9e souvent plusieurs tableaux dans la ville o\u00f9 je pr\u00e9sente une exposition, j\u2019y r\u00e9side parfois de 4 \u00e0 6 mois, pour ce faire, m\u00eame si j\u2019invente des fonds marins ou de pures abstractions. \u00bb La peinture ne repr\u00e9sente jamais autre chose qu\u2019un monde des possibles. Les peintres ne d\u00e9peignent jamais que leur \u00e9poque par technique et mati\u00e8re interpos\u00e9es. Charles Carson nous rappelle que la n\u00f4tre, derri\u00e8re la grisaille affich\u00e9e comme une punition du temps, est un pur moment de couleur, au moins l\u2019instant d\u2019un regard sur le tableau. Alain Coudert est critique et historien d\u2019art. Chroniqueur r\u00e9gulier du mensuel Arts Actualit\u00e9s Magazine depuis 1997, il a publi\u00e9 sous son nom \u00ab Ratafia \u00bb (Castor Poche Flammarion) et \u00ab Le Pilosio \u00bb (Belle journ\u00e9e en perspective). Coudert d\u00e9veloppe, explique et critique les \u0153uvres des artistes tentant de leur trouver un sens. Ses \u00e9crits biographiques sur de nombreux artistes r\u00e9v\u00e8lent la qualit\u00e9 de son \u00e9coute et ses critiques t\u00e9moignent de sa longue exp\u00e9rience. Elles nous r\u00e9v\u00e8lent, \u00e0 chaque fois, une facette distincte d\u2019un artiste et de son \u0153uvre. Alain Coudert a, entre autres, collabor\u00e9 par l\u2019\u00e9criture avec des cr\u00e9ateurs aussi diff\u00e9rents que Hasan Saygin, Wojtek Siudmak, Alain Marie, Marc Clauzade, Michel Jouenne, Charles Carson\u2026 Passionn\u00e9 d\u2019\u00e9criture, de tableaux, de photographie et de bons vins de France, cet \u00e9picurien est aussi f\u00e9ru d\u2019histoire et de litt\u00e9rature. En Martinique, il collabore \u00e0 R.F.O. Martinique de 1981 \u00e0 1987 sous l\u2019\u00e9gide de Jacques C\u00e9saire. Il y anime notamment les matinales, produit une s\u00e9rie d\u2019\u00e9missions radio sur l\u2019histoire de la Martinique vue par ses t\u00e9moins et tient une chronique litt\u00e9raire quotidienne. \u00c0 la t\u00e9l\u00e9vision, il anime la premi\u00e8re \u00e9mission litt\u00e9raire r\u00e9guli\u00e8re de l\u2019\u00eele. Depuis 1987, il met sa plume au service des autres. Alain Coudert SALERNES, France<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>01 septembre 2007<\/p>\n<p>Alain Coudert<\/p>\n<p>De purs moments de couleur\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Carsonisme \u00bb ou \u00ab effet mosa\u00efque \u00bb, ces deux approches ne sont pas de simples artifices de cr\u00e9ation. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab \u2026\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la mondialisation qui uniformise tout, jusque dans les arts. Indispensable de le faire pour t\u00e9moigner d\u2019une \u00e9poque versatile qui, comme disait Cocteau, \u00ab doit d\u2019autant plus \u00eatre admir\u00e9e que tout y est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00bb ? Difficile, mais possible pour Charles Carson. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u2026Peindre est d\u2019abord magnifier par des \u00e9clats de couleur ce que ressent l\u2019artiste. Il peint beaucoup \u00e0 l\u2019inspiration. Le spectateur en ressent l\u2019ardeur, ce souffle exigeant, surtout au contact de ses grands formats. Jouant sur la fronti\u00e8re semi-figurative \/ non figurative, Carson pose sa mati\u00e8re \u00e0 la spatule, en transparence dans sa juxtaposition de couleurs, obliquement et par petites touches. Il compl\u00e8te ensuite son \u0153uvre par un traitement en diagonale et en \u00e9paisseur des blancs, comme un effet t\u00e9nu de neige. Ceci a pour effet de concentrer la lumi\u00e8re et d\u2019accentuer les contrastes. 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