{"id":3243,"date":"1993-09-28T14:49:14","date_gmt":"2013-03-28T14:49:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.charlescarson.com\/?p=3243"},"modified":"2013-05-27T16:19:11","modified_gmt":"2013-05-27T16:19:11","slug":"c-i-d-i-a-q-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charlescarson.com\/?p=3243","title":{"rendered":"C.I.D.I.A.Q"},"content":{"rendered":"<table style=\"width: 100%;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">La l\u00e9gende de Saint-Hubert<\/p>\n<p>Chevaliers de l&rsquo;Ordre de St Hubert<\/p>\n<p>Hubert, fils de Bertrand, duc d&rsquo;Aquitaine et arri\u00e8re-petit-fils de Clovis \u00e9tait en l&rsquo;an 683 un seigneur c\u00e9l\u00e8bre dans toute la Gaule par son intelligence, sa richesse et sa bont\u00e9. Il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de vingt-huit ans et jouissait d&rsquo;une renomm\u00e9e des plus flatteuses et d&rsquo;une sant\u00e9 superbe. Il avait un visage loyal, ouvert et souriant. Ayant delaiss\u00e9 la Neustrie o\u00f9 la corruption des grands lui causait souci et offense, il passait ses jours en Ardenne, chez son parent, Pepin d&rsquo;Heristal, comme lui puissant seigneur et maire du palais des rois Austrasie.<\/p>\n<p>On ne connaissait \u00e0 Hubert qu&rsquo;une passion vive, irr\u00e9sistible, furieuse: la chasse. A part cela, peut-\u00eatre \u00e0 cause de cela, car la chasse le tenait \u00e9loigne des in\u00e9vitables et ordinaires querelles, il avait une grande r\u00e9putation de sagesse. Pourtant il ne pratiquait aucune religion, \u00e9tant, certes, trop occup\u00e9 de v\u00e9nerie pour adorer aucun dieu. Il avait completement oubli\u00e9 l&rsquo;enseignement tr\u00e8s chr\u00e9tien re\u00e7u de sa tante, sainte Ode, qui lui servit de pr\u00e9ceptrice, car la princesse Hugberne, sa mere, \u00e9tait morte en le mettant au monde.<\/p>\n<p>Il se souciait donc fort peu de la messe et des solennites chr\u00e9tiennes, mais il ne pensait pas mal faire. Il les ignorait simplement. Chaque jour, il \u00e9tait a la chasse, parcourait la for\u00eat<br \/>\ndont les halliers imp\u00e9n\u00e9trables \u00e9taient peupl\u00e9s de sangliers et de loups, et ne rentrait \u00e0 son ch\u00e2teau qu&rsquo;\u00e0 la nuit pleine. Parfois, sans les rechercher, il avait aper\u00e7u des idoles \u00e0 l&rsquo;abri de quelque ch\u00eane ou sur le bord des fontaines que les pa\u00efens croyaient habit\u00e9es de nymphes. Il ne s&rsquo;\u00e9tait pas attard\u00e9 dans leur contemplation. Car s&rsquo;il n&rsquo;etait pas chr\u00e9tien, il n&rsquo;\u00e9tait pas davantage pa\u00efen, encore qu&rsquo;il ne fut pas loin de croire que chaque arbre de sa ch\u00e8re for\u00eat poss\u00e9d\u00e2t une \u00e2me \u00e9mue et douce, ne se rendant pas compte sans doute qu&rsquo;il pr\u00e9tait ainsi simplement aux choses le reflet de son \u00e2me heureuse.<\/p>\n<p>Le duc Hubert chassait ! Il s&rsquo;occupait \u00e0 bien dresser ses l\u00e9vriers<br \/>\nrapides, ses enormes matins de Tartarie et ses griffons poilus, et a affaiter les gerfaux de Meuse. Il aimait voir sa meute gravir les pentes des collines, tandis qu&rsquo;il allait dans le feu du soleil ou parmi les tempetes. Il maniait avec une dext\u00e9rit\u00e9 \u00e9gale la hache, l&rsquo;\u00e9pieu, le couteau, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e. Il tuait d&rsquo;une main s\u00fbre.<\/p>\n<p>Il savait que, pour les chr\u00e9tiens, le cerf devait \u00e0 sa noblesse d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;animal privil\u00e9gi\u00e9 de Notre Seigneur J\u00e9sus-Christ; pourtant il se r\u00e9jou\u00efssait d&rsquo;entendre le cerf g\u00e9mir, lorsque les chiens le tiennent rendu, et, en lui trouant le flanc avec l&rsquo;\u00e9pieu, sa main ne tremblait pas le moins du monde. Hubert attendait m\u00eame, avec grande impatience, qu&rsquo;il lui fut donn\u00e9 de rencontrer le fameux et presque introuvable cerf blanc, mais pour le seul fait de sa grande raret\u00e9, et non parce que sa mort octroyait au chasseur, comme chacun le savait de p\u00e8re en fils en Ardenne, le droit de baiser \u00e0 son choix les l\u00e8vres de la plus douce et mignonne pucelle.<\/p>\n<p>Un jour d&rsquo;hiver, Hubert partit a cheval pour la chasse, d\u00e8s les premi\u00e8res lueurs de l&rsquo;aurore. C&rsquo;etait le jour de la f\u00eate de la Nativite de Notre Seigneur. Du givre \u00e9tait \u00e9pandu sur les arbres; du brouillard flottait au creux des vallons; quelques flocons de neige tombaient. Et comme il commen\u00e7ait \u00e0 chasser, un cerf dix-cors, enti\u00e8rement blanc, d&rsquo;une taille extraordinaire, bondit d&rsquo;un fourre et s&rsquo;\u00e9lan\u00e7a devant lui, l&rsquo;entrainant dans les profondeurs de la for\u00eat o\u00f9 le galop de son cheval le poursuivit. Apr\u00e8s plusieurs heures, le cerf ne montrait toujours aucune fatigue alors que Hubert \u00e9tait rompu. Pourtant la course folle continua.<\/p>\n<p>Soudain, il s&rsquo;arr\u00eata net. Dans une vision de lumi\u00e8re, Hubert vit entre les bois du cerf l&rsquo;image du Crucifi\u00e9 et il entendit une voix qui lui disait :<\/p>\n<p>&#8211; Hubert ! Hubert ! Jusqu&rsquo;\u00e0 quand poursuivras-tu les b\u00eates dans les for\u00eats ? Jusqu&rsquo;\u00e0 quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton Ame ?<\/p>\n<p>Hubert, saisi d&rsquo;effroi, se jeta \u00e0 terre et, comme Saint Paul, il interrogea la vision :<\/p>\n<p>&#8211; Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?<\/p>\n<p>&#8211; Va donc, reprit la voix, aupres de Lambert, mon ev\u00eaque, a Maestricht. Convertis-toi. Fais p\u00e9nitence de tes p\u00each\u00e9s, ainsi qu&rsquo;il te sera enseign\u00e9. Voil\u00e0 ce \u00e0 quoi tu dois te r\u00e9soudre pour n&rsquo;\u00eatre point damn\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Je te fais confiance, afin que mon Eglise, en ces r\u00e9gions sauvages, soit par toi grandement fortifi\u00e9e.<\/p>\n<p>Et Hubert de r\u00e9pondre, avec force et enthousiasme:<\/p>\n<p>&#8211; Merci, \u00f4 Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai p\u00e9nitence,<br \/>\npuisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous!<\/p>\n<p>Hubert, duc et maire du palais des rois d&rsquo;Austrasie, tint parole. Il se rendit aupres de Lambert, son \u00e9v\u00eaque, qui le re\u00e7\u00fbt avec joie. Il implora sa protection, l&rsquo;assurant qu&rsquo;il voulait consacrer a Dieu le reste sa vie commenc\u00e9e dans l&rsquo;impi\u00e9t\u00e9. L&rsquo;\u00e9v\u00eaque lui donna sa b\u00e9n\u00e9diction en Notre Seigneur J\u00e9sus-Christ et le mit sur la voie vertueuse et difficile du salut.<\/p>\n<p>Abandonnant palais et richesses, recon\u00e7ant \u00e0 toutes les vanit\u00e9s de ce monde, Hubert se retira \u00e0 Andage, dans les bois de Chamlon, ou Notre Seigneur s&rsquo;\u00e9tait montr\u00e9 \u00e0 lui dans les ramures d&rsquo;un cerf blanc, sous la forme d&rsquo;une croix \u00e9tincellante.<\/p>\n<p>Il habit\u00e2t le monast\u00e8re \u00e9lev\u00e9 en cet endroit par Plectrude, femme de Pepin d&rsquo;Heristal, pour perp\u00e9tuer le souvenir de l&rsquo;incroyable mais v\u00e9ridique intervention de Dieu en faveur de son parent. V\u00eatu d&rsquo;une rugueuse cotte de mailles appliqu\u00e9e sur sa chair, ne mangeant que racines, Hubert v\u00e9cut l\u00e0 sept ann\u00e9es, dans le recueillement, uniquement occup\u00e9 \u00e0 prier pour son salut. Il y v\u00e9cut pauvre et parvint au complet d\u00e9tachement des biens de la terre, et m\u00eame \u00e0 oublier enti\u00e8rement le trouble enivrant qui l&rsquo;agitait lorsqu&rsquo;il allait \u00e0 la chasse, cette chasse qui n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 pour lui qu&rsquo;une illusion de bonheur agr\u00e9able et dangeureuse.<\/p>\n<p>Mais le bruit de sa conversion se r\u00e9pandit dans toute l&rsquo;Ardenne. Et les pa\u00efens, en apprenant que cet homme si r\u00e9put\u00e9, ce grand<br \/>\nchasseur, ce tr\u00e8s haut et noble seigneur, avait avec \u00e9clat embrass\u00e9 la religion du Christ, furent \u00e9branl\u00e9s dans leurs convictions d\u00e9testables et se convertirent en masse. Bien des idoles furent alors d\u00e9truites ou abandonn\u00e9es, telles ces statues de la Diane chasseresse, dont Hubert, jadis, n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 sans subir le charme.<\/p>\n<p>Ainsi Dieu, dans sa profonde sagesse, avait suscite aux incroyants l&rsquo;ap\u00f4tre le plus irr\u00e9sistible et le plus s\u00e9duisant.<\/p>\n<p>Or Lambert, \u00e9v\u00eaque de Maestricht, ayant \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9 par des pa\u00efens, Hubert fut appel\u00e9 \u00e0 lui succ\u00e9der. Et le pape saint Serge voulut sacrer de ses propres mains le riche et puissant duc, si particulierement aim\u00e9 du Seigneur.<\/p>\n<p>Mais comme Hubert, d\u00e8s son retour de Rome, cherchait a rev\u00eatir les ornements pontificaux laisses par son predecesseur, il ne trouva pas d&rsquo;\u00e9tole.<\/p>\n<p>&#8211; Le ciel me juge donc indigne de l&rsquo;\u00e9piscopat, dit-il, puisque la marque la plus insigne de l&rsquo;autorite ecclesiastique me fait defaut ?<\/p>\n<p>A peine e\u00fbt-il prononc\u00e9 ces paroles qu&rsquo;un ange parut, de lumiere c\u00e9leste environn\u00e9, qui lui remit une \u00e9tole blanche, tiss\u00e9e de soie et d&rsquo;or par la Sainte Vierge. Ensuite, Saint-Pierre lui-m\u00eame apparut et lui presenta une cl\u00e9, symbole du pouvoir qu&rsquo;il aura de gu\u00e9rir les enrag\u00e9s et les d\u00e9ments. Cette cl\u00e9 n&rsquo;etait rien moins qu&rsquo;un fragment de la propre chaine de Saint-Pierre.<\/p>\n<p>En l&rsquo;ann\u00e9e 708, Hubert \u00e9tablit \u00e0 Li\u00e8ge son si\u00e8ge \u00e9piscopal, apr\u00e8s avoir pris le soin d&rsquo;y faire transporter les restes de saint Lambert, sur les lieux.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, Hubert fit constamment oeuvre pie; convertit de nombreux incroyants; encouragea la charit\u00e9; rechercha une justice \u00e9gale pour tous et mis en chaque lieu des \u00e9chevins; car il aimait les humbles et redoutait par dessus tout qu&rsquo;on lui reprochat d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 grand parmi les hommes et qu&rsquo;on put l&rsquo;accuser d&rsquo;orgueil devant Dieu. Il re\u00e7ut du ciel le pouvoir de faire des miracles et gu\u00e9rit force malades et poss\u00e9d\u00e9s, ouvrant m\u00eame a la lumi\u00e8re, comme sainte Lucie de Syracuse, des yeux qui ne voyaient plus.<\/p>\n<p>Il v\u00e9cut la fin de sa vie malade et souffrant une douleur lancinante et terrible que rien ne pouvait soulager, il se sentit rapidement d\u00e9perir.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors qu&rsquo;un ange lui apparut en songe pour lui annoncer la proche issue de son passage terrestre. Hubert, aussit\u00f4t, fit choix du lieu de sa s\u00e9pulture, dans l&rsquo;\u00e9glise qu&rsquo;il avait fait construire, \u00e0 Li\u00e8ge, en l&rsquo;honneur du prince des Ap\u00f4tres. En prenant la mesure de son tombeau, il dit \u00e0 ceux qui l&rsquo;assistaient:<\/p>\n<p>&#8211; Vous creuserez ici ma tombe et y d\u00e9poserez ma d\u00e9pouille mortelle. Dieu veuilles recevoir mon Ame!<\/p>\n<p>Et ainsi qu&rsquo;il l&rsquo;avait pr\u00e9dit, il rendit, peu de jours apres son Ame \u00e0 Dieu, le dernier vendredi du mois de mai de l&rsquo;an de Notre Seigneur sept cent vingt-sept, dans la septante et uni\u00e8me ann\u00e9e de son \u00e2ge.<\/p>\n<p>Sa mort fut un deuil universel.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors que de nouveaux miracles, innombrables et retentissants, se produisirent. Quatre-vingt-huit ans apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de saint Hubert, les moines b\u00e9n\u00e9dictins de Andage r\u00e9clamerent sa d\u00e9pouille. Le pape ayant donn\u00e9 son autorisation, Valcand, \u00e9v\u00eaque de Li\u00e8ge, ordonna de conduire a Andage la chasse magnifique qu&rsquo;avait fait ciseler Carloman pour y mettre les reliques du saint. Ce qui eut lieu, en tr\u00e8s grande pompe, en pr\u00e9sence du pieux Louis le D\u00e9bonnaire.<\/p>\n<p>Cependant, d\u00e8s qu&rsquo;ils eurent la chasse en leur possession, les b\u00e9n\u00e9dictins d&rsquo;Andage ne purent r\u00e9sister au d\u00e9sir de l&rsquo;ouvrir. Ils y trouverent le saint parfaitement conserv\u00e9. Puis, certainement inspir\u00e9s, ils eurent l&rsquo;excellente pens\u00e9e d&rsquo;en retirer l&rsquo;\u00e9tole de soie et d&rsquo;or tiss\u00e9e par la Vierge Marie.<\/p>\n<p>Et cette \u00e9tole miraculeuse tint, depuis lors, le monde dans l&rsquo;\u00e9merveillement. En effet, par elle, des malades, que la science des hommes ne parvenait pas a gu\u00e9rir, furent sauv\u00e9s. Et \u00e0 travers les s\u00e8cles, parmi les foules qui s&#8217;empress\u00e8rent \u00e0 Andage, les miracles, chaque jour, se renouvel\u00e8rent, et aussi chaque jour fut glorifi\u00e9e la bienheureuse m\u00e9moire de Saint-Hubert.<\/p>\n<p>Or, un jour, le troisi\u00e8me du mois de novembre, longtemps apr\u00e8s la mort de saint Hubert, deux seigneurs ardennais chassaient dans la partie de la for\u00eat voisine de Andage. A leur grande surprise, malgr\u00e9 qu&rsquo;ils eussent battu et rebattu, ainsi que leurs veneurs, tous les bois, ils ne trouvaient trace d&rsquo;aucun gibier. Constern\u00e9s et d\u00e9pit\u00e9s, ils se souvinrent tout a coup qu&rsquo;ils \u00e9taient sur les lieux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s par saint Hubert, lorsqu&rsquo;il chassait, avant d&rsquo;appartenir \u00e0 Dieu. Ils firent donc le voeu d&rsquo;offrir au saint le premier animal qu&rsquo;ils tueraient. Imm\u00e9diatement leurs chiens lanc\u00e8rent un sanglier \u00e9norme, qui entraina meute et chasseurs jusque sous les murs m\u00eame du monast\u00e8re de saint Hubert. L\u00e0, le sanglier s&rsquo;arr\u00eata, sans tenir t\u00eate, comme s&rsquo;il s&rsquo;offrait volontairement aux coups des chasseurs, qui en effet, ne le manquerent pas. Et tous furent dans la plus grande joie de voir une telle pi\u00e8ce abattue. Mais oubliant la promesse qu&rsquo;ils avaient faite, les seigneurs donn\u00e8rent l&rsquo;ordre d&#8217;emporter le sanglier. Celui-ci, aussitot, se dressa, comme s&rsquo;il \u00e9tait indigne d&rsquo;\u00eatre soustrait \u00e0 sa pieuse destination, puis bondit, passa entre les chiens et disparut aux yeux des chasseurs que remplirent l&rsquo;\u00e9pouvante et le remords.<\/p>\n<p>Et, depuis cette \u00e9poque, le trois novembre est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la f\u00eate de Saint-Hubert.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, les chasseurs prennent part \u00e0 des grandes chasses organis\u00e9es en l&rsquo;honneur du saint. Les cors sonnent le r\u00e9veil en fanfare de tous les villages de l&rsquo;Ardenne. Les pr\u00eatres disent la messe \u00e0 la lueur des flambeaux. Le plus jeune chasseur fait la qu\u00eate en offrant, en guise de plateau, le pavillon de son cor retourne&#8230; ou tomberent longtemps des pi\u00e8ces d&rsquo;or. Et le premier gibier tu\u00e9 est offert au saint eu \u00e9gard au grand amour de venerie qu&rsquo;il eut avant d&rsquo;\u00eatre sanctifi\u00e9&#8230;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CENTRE INTERNATIONAL D&rsquo;INFORMATION ET DIFFUSION DES ARTS DU QU\u00c9BEC.<\/p>\n<p>Saint-Agathe des Monts, Qc. Canada<\/p>\n<p>1993-Charles Carson, artiste peintre montr\u00e9alais, laur\u00e9ats de \u00abLa M\u00e9daille d\u2019or, du Centre international d&rsquo;information et diffusion des arts du Qu\u00e9bec. <\/p>\n<p>Pr\u00e9sident de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement M. Louis Bruens, historien et experts en oeuvres d&rsquo;art.<\/p>\n<div align=\"right\"><a href=\"https:\/\/charlescarson.com\/?p=3243&#038;catID=\" class=\"read-more\">Voir article complet&#8230;<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-3243","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-prix_mentions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3243"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4893,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243\/revisions\/4893"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/charlescarson.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}